On continue sur Phoenix (rappel du premier épisode ici) avec le clip de 1901, le deuxième single (premier, mais deuxième clip) extrait de Wolfgang Amadeus Phoenix. Ca ne révolutionne pas la formule, mais c'est diablement efficace, donc pourquoi s'en priver ?

En fait non, ce serait criminel de vous faire attendre si longtemps.

Veckatimest, le nouvel album de Grizzly Bear sort très prochainement, mais est déjà sur le net depuis une éternité. Ayant trouvé le précédent Yellow House "joli mais un peu mou" (en voilà une idée de playlist à la con : "Morceaux jolis mais un peu mous"...) j'ai jusqu'à peu ignoré le buzz énorme autour de cet album. Jusqu'à Two Weeks.



Et pour justifier le titre pourri de ce billet, j'ai ajouté For Real d'Okkervil River. Peut-être aussi parceque ce morceau justifie à lui tout seul d'acheter toute la discographie du groupe.

Dans deux semaines, je vous parlerai de Two Weeks de Grizzly Bear. Peut-être avant remarque...


Pour se remotiver après (ou pendant) une journée de boulot, pour garder la pêche. ou simplement pour se défouler et parce que j'ai écouté toute la journée le CD de The Thermals, une petite playlist Punk Rock, au sens large (un peu garage, un peu hardcore sur les bords). Points communs : des guitares, de l'énergie et suffisament de rage pour que la mayonnaise prenne.

Accessoirement ça fait une bonne playlist à mettre dans un iPod pour aller courir.



The Thermals : le coup de coeur de la semaine, après un bon mois passer à écouter le single Now We Can See.

The Hold Steady : un groupe habitué des lieux depuis l'été dernier, le meilleur bar-band du monde aux dires de pas mal de monde. C'est quoi un bar-band ? Ecoutez, vous comprendrez.

Titus Andronicus : Merci Vincent pour celui-là. Ca compense pour l'absence de PdP dans l'IK cette semaine ;-) Un groupe et des morceaux beaucoup plus directs que ce que le nom shakespearien et les titres de chanson intello pourraient laisser penser.

The Mae Shi : Besoin de se remotiver entre deux matchs de foot. The Mae Shi is good for you. Testé et approuvé.

Jay Reatard : Punk n'est pas nécessairement synonyme de branleur, la preuve avec le très prolifique Jay Reatard.

Fucked Up : le Canada n'exporte pas que de l'indie pop à la Arcade Fire.

Ted Leo & The Pharmacists : Si seulement tous les pharmaciens du monde étaient comme ceux-là.


Troisième apparition de SNY, premier retard. A ma décharge, la connexion internet de ma résidence était lamentablement plantée. J'aurais pu poster depuis mon téléphone portable pour contenter votre impatience. Mais non.

En plus je suis à court d'idée ce soir. En fait, pas tant que ça, puisque Neil a eu la bonne idée d'écrire une chanson qui s'appelle Running Dry (Requiem For The Rockets). Malin le mec.

A première vue, pas grand chose à dire, la chanson n'est pas spécialement connue ou populaire. Elle possède l'avantage et l'inconvénient d'apparaître sur Everybody Knows This Is Nowhere. Inconvénient d'avoir été écrasé par Cowgirl In The Sand, Cinnamon Girl et Down By The River (on reparlera de ces trois-là). Avantage : faire partie de l'un des meilleurs albums du monde ;-)

Pour l'anecdote, The Rockets était le nom de Crazy Horse, dont Everybody Knows... marque le début d'une longue collaboration avec Neil Young.

Et puisque je ne mets pas cette chanson uniquement pour l'anecdote et le mauvais jeu de mot, profitez quand même de ce très beau morceau :



Et dire que j'ai failli ne pas me motiver à y aller. Fatigué, les yeux en bouillie après une journée à geeker derrière mon écran, grosse flemme. Peur de tomber sur le groupe pompeux d'un surdoué autiste. Peur de tomber sur des orchestrations boursouflées qui arrachent au mieux un baillement.

Tout faux. J'avais bien aimé Rest Now Weary Head! You Will Get Well Soon (quel titre !) l'année dernière, avec un peu de mal tout de même à écouter l'album d'une traite, mais Get Well Soon réussit à transcender son œuvre sur scène.

Si la campagne promo avait fait passer la chose pour l'œuvre d'un seul homme, Konstantin Gropper, sur scène on retrouve un vrai groupe et un leader qui semble bien plus sympathique que ce que les photos promos laissaient voir.

Au final, c'était vachement bien, et comme je n'arrive pas à raconter, je vais essayer de vous donner envie d'aller voir Get Well Soon, en musique.

Les critiques du dernier album ont fait pas mal de name-dropping. Pour ceux qui ne sauraient pas en quoi ça consiste, le name-dropping ça consiste à lâcher les noms de pleins de groupe plus ou moins en rapport avec le groupe concerné. Evidemment plus les groupes sont inconnus, plus vous gagnez de point. Certains sont très forts à ce petit jeu. Je trouve que ça ne sert à rien si vous ne pouvez pas écouter la musique en question. D'où playlist.

Les gens avaient beaucoup parlé d'Arcade Fire, Radiohead ou même Beirut (ben voyons...) pour parler de Get Well Soon. Et bien moi, lundi soir, j'ai pensé à ça :



Get Well Soon : parce que quand même, c'est le groupe que j'avais sous les yeux, donc j'ai pas mal pensé à eux. Sans déconner, leur Rest Now Weary Head! You Will Get Well Soon (quel titre !) est un des meilleurs albums de pop sorti l'année dernière et leur Songs Against the Glaciation de l'hiver dernier est tout aussi bon.

Gravenhurst : Pour l'aspect folk mâtiné (quel adjectif !) de décharges électriques. C'est plus flagrant sur le génial The Velvet Cell, mais je n'ai pas réussi à le caler dans la playlist.

The Dears : Pour les chansons à tiroir, l'émotion, la voix. Et parceque j'ai écouté No Cities Left un paquet de fois.

Sufjan Stevens : pour l'amour des titres à rallonge (quel titre !).

Mogwai : parcequ'en live certains passages instrumentaux versent dans le post-rock. Et qui mieux que Mogwai pour illustrer ce qu'est le post-rock ? (accessoirement c'était le premier morceau de mon Shuffle en rentrant du concert :)).

Radiohead : parcequ'il y a de ça sur certains morceaux (comme quoi, les critiques ne disent pas nécessairement n'importe quoi).

Bon Iver : parcequ'avec Dear Reader, Get Well Soon a repris Flume à la fin du concert. Et que j'ai encore failli pleurer à cause de cette chanson.

Dear Reader : parceque c'était la première partie, qu'ils viennent d'Afrique du Sud et que c'est plutôt rare. Et surtout parceque c'est vachement bon. Je recommande vivement leur premier album Replace Why With Funny.


Et vous, à quoi vous fait penser Get Well Soon. Pour ceux chez qui ça marche, vous pouvez rajouter vos suggestions sur cette playlist collaborative : http://open.spotify.com/user/kafeine/playlist/6IqBFHH5Qo9C5OtkUjsOZj !



Mais quel nul ce mec. Il se dit fan de Neil Young et il ne trouve rien de mieux que de pondre un truc sur son morceau le plus connu.

Certes ça manque un peu d'originalité, mais bon si vous commencez à râler à chaque fois on va pas s'en sortir. Pas de règles, pas de service après-vente, ici c'est moi le boss.

Heart of Gold donc. Premier #1 de Neil Young, en 1971, sur Harvest, son album le plus connu et peut-être le plus accessible. Période folk, gentille mélodie à l'harmonica, on a fait moins consensuel chez le Loner. Bob Dylan ne l'aime pas, il pense qu'il aurait pu l'écrire.

Je cherche désespérement pourquoi j'aime cette chanson. En général j'ai du mal à trouver les mots, mais là c'est pire que tout. J'ai envie de dire "C'est beau" et je pense que ça convient pas mal. A écouter en ballade en montagne ou un dimanche après-midi pluvieux (testé et approuvé).



La première version est la version album, issue de Harvest. L'album est plutôt facile d'accès et comme son titre l'indique plutôt pastoral. Pas forcément le plus attachant mais une bonne porte d'entrée et un bon exemple de la période folk de Young.
Pour l'anecdote Wikipedia, Neil était retourné au folk après l'électrique Everybody Knows This Is Nowhere (dont nous reparlerons très prochainement) à cause de problèmes de dos qui l'empêchait de jouer de la guitare électrique.

La deuxième version (qui malheureusement ne fonctionne pas pour l'instant ;-)) est la version "originale" de la chanson, au sein d'un diptyque avec A Man Needs a Maid. Les deux forment finalement deux chansons séparés sur Harvest, mais cette version "medley", enregistrée à Massey Hall en 1971 donne une autre idée de la chanson. Nul doute que je reparlerai de ce Live At Massey Hall, sans éxagérer, l'un des tous meilleurs albums live au monde ;-)

Et en bonus, petite vidéo, toujours en 1971.

Si vous avez suivi l'épisode précédent (sinon, il est juste en dessous) vous savez que j'étais particulièrement enthousiaste à l'idée de voir Andrew Bird en concert.

Pour faire court, je n'ai pas été déçu. Ce type est génial. Un virtuose doublé d'un génie de l'arrangement et finalement un showman d'un genre assez particulier : discret et à priori plutôt introverti, il parvient à focaliser toute l'attention sur lui et sa performance. Sur le plan musical il en fait des tonnes mais sans jamais atteindre la surcharge, toujours en équilibre. Car le monsieur avec son violon, sa guitare et ses inimitables sifflements est un homme orchestre. Se samplant à l'infini, il parvient à créer des mélodies à 4 ou 5 voix. Et même lorsque son groupe le rejoint, Andrew Bird occupe quasiment toujours plus d'une place dans la construction sonore. C'est plutôt difficile à expliquer, donc je vous invite à aller le voir dès que possible.


J'en profite pour mettre une petite vidéo qui a la particularité de ne pas être d'Andrew Bird. Car vendredi soir, j'ai été particulièrement bluffé par la qualité de la salle, l'Epicerie Moderne à Feyzin (oui oui, le même Feyzin que celui des raffineries de pétrole au bord de l'A7).

Inconvénients : c'est au milieu de nulle part et il faut absoluement compter sur les âmes charitables pour rentrer si l'on n'est pas venu en voiture (ce qui en passant est plutôt sympa à posteriori, mais pas forcément pour n'importe quel concert)

Avantage : les gens ne viennent pas là par hasard, le bar est en dehors de la salle et la programmation, tout comme l'ambiance, est excellente. Et surtout là salle a été construite pour des concerts de musique actuelle. Pas un vieil entrepôt ou une cave transformé en salle de concert. Ce qu'on perd peut-être en charme immédiat on le gagne en qualité sonore et pour une musique un peu délicate comme celle d'Andrew Bird c'est vraiment appréciable ! Et la bière n'est pas chère ;-)



Ah oui, et le concert c'est Emily Jane White, une autre artiste que j'affectionne beaucoup, avec le sublime Dark Undercoat, extrait de l'album du même nom (nouvel album à venir cette année si tout se passe bien).