The Fillmore : nom mythique, visité par les plus grands. Une histoire écrite à coups de guitare, rappelée sur les murs des salles adjacentes. Led Zeppelin, Grateful Dead, Janis Joplin, Bruce Springsteen… la légende du rock’n’roll étalée en poster. Ce 6 novembre, le groupe qui s’apprête à occuper la scène a déjà son nom dans les livres d’histoire du rock. Celle du rock underground US des années 80. Une poignée d’albums indispensables (You’re Living All Over Me, Bug), des solos de guitare et beaucoup de décibels. Une certaine idée du rock, branleur mais virtuose. Une histoire tumultueuse aussi, suivie d’une séparation amère. Puis une reformation fructueuse et deux nouveaux indispensables (Beyond et Farm). Dinosaur Jr est à sa place dans ce temple du rock.

La première partie (Violent Soho), anecdotique, un peu moins. Lou Barlow se charge ensuite de nous rappeler son rôle dans le chapitre sur le rock lo-fi (via Sebadoh) en défendant son petit nouveau Good Unknowns. Une prestation un peu faiblarde et quasi-acoustique qui contraste avec l’impressionnant mur d’ampli dressé derrière le groupe. Des amplis prêts à accueillir la guitare de J. Mascis et à détruire les tympans de l’assistance. Chose faite après une heure et demie de cette leçon d’une légende toujours en cours d’écriture. Entre rappels historiques (un Just Like Heaven monstrueux, ou un enchaînement Little Fury Things, Back to Your Heart, Raisans, Freak Scene absolument dévastateur) et faits d’actualité (Pieces et Plans, futurs classiques). Avec un final, où, sans l’air d’y toucher, Jay, Lou et Murph vous assène un formidable coup de marteau (Bulbs of Passion, Tarpit), histoire d’être sur que tout ça vous reste bien en tête. Des cours d’histoire comme ça, on en voudrait plus souvent.


Setlist

Thumb
Budge
Just Like Heaven
Imagination Blind
Get Me
Pieces
Plans
Feel the Pain
Over It
Little Fury Things
Back to Your Heart
Raisans
Freak Scene
Gargoyle

Bulbs of Passion
Tarpit




À lire aussi : Chronique de Farm (2009) sur PdP

2 commentaire(s):

Mathieu a dit…

Lou Barlow en concert n'est jamais faiblard !! :)
Sinon ça ressemble peu ou prou au concert que j'ai vu à la Maroquinerie en septembre dernier.

Paul C. a dit…

Je suis plus du côté Jay Mascis que du côté Sebadoh. Le lo-fi ça me fatigue rapidement.