Les textes blancs sur fond noir, j'aime bien. Mais à la longue, ça m'arrache les yeux. Comme je suppose que c'est pareil de votre côté, je tente une refonte graphique de mon blog.
Ne vous étonnez pas des disparitions, des changements et des plantages éventuels et n'hésitez pas à me faire part de vos suggestions !
La musique pas chère, c'est bien. En même temps ça fait quelques années que les gens ont appris à ne rien payer pour leur musique. Mais quand c'est légal, c'est quand même mieux.
Et aujourd'hui est une grosse journée pour la musique un tout petit peu plus chère que gratuit.
Dans un premier temps, c'est le géant amazon qui lance (enfin !) son service amazon mp3 en France. Rien de bien passionnant jusque-là, ça ne convaincra pas les réfractaires au téléchargement payant. Je préfère toujours un bon vieux CD, mais pour les fois où je ne suis pas prêt à payer plein pot, ou pas envie de sortir ou pour les achats compulsifs, j'achète régulièrement des mp3s sur internet. Là où ça devient intéressant, c'est que le service a une politique de tarification plus flexible que l'iTunes Music Store avec des promotions épisodiques plus qu'intéressantes. Là où ça devient vraiment fort, c'est l'offre de lancement : plus de 500 albums à 2,99€. Des grands classiques que vous avez sans doute déjà sous une forme où une autre : Funeral d'Arcade Fire, The Ideal Crash de dEUS, Goo et Daydream Nation de Sonic Youth, Marquee Moon de Television. Mais aussi des nouveautés toutes fraîches particulièrement sympathiques : Wolfgang Amadeus Phoenix de Phoenix, Wooden Arms de Patrick Watson, Two Suns de Bat For Lashes, For Emma, Forever Ago de Bon Iver j'en passe et des meilleures. Je voulais faire une liste détaillée, mais il y en a beaucoup trop. N'hésitez pas à me demander si vous voulez quelques conseils pour profiter de cette offre.
La deuxième bonne nouvelle du jour, vient du groupe Fanfarlo. Vous n'en avez sans doute jamais entendu parler, mais le groupe a décidé de mettre en vente son dernier album Reservoir au format numérique pour la modeste somme de 1$. Là, je me sens un peu con, j'avais acheté l'album à prix fort sur iTunes. L'album est très fortement inspiré par Arcade Fire et Clap Your Hands Say Yeah. Parfois un peu trop d'ailleurs, au point de manquer un peu d'originalité. Ca reste frais et agréable à écouter. Et c'est déjà pas mal. L'offre est valable jusqu'au 4 juillet directement sur le site internet du groupe et c'est la recommandation musicale du soir. Si vous avez encore des doutes, écoutez le morceau ci-dessous. pour vous faire une idée :
Edit : Fanfarlo, Cécile (dont le blog fête aujourd'hui ses 3 ans) en parle bien mieux que moi. Ce qui me rassure, c'est qu'on y trouve les mêmes références.
Je voulais écrire un grand et beau billet sur la modification du rapport à l'achat de CDs liée à internet. Ou un billet sur le très beau There Are No Goodbyes de Sophia, écouté en boucle toute la journée et dont vous pouvez écouter un extrait dans l'article juste en dessous. Ou un billet sur les deux.
Malheureusement je dois m'occuper des mes neutrons. J'ai 10 jours moins les week-ends pour pondre mon rapport, donc je reprends la mauvaise habitude de bosser le soir, donc ce sera pour une autre fois.
Heureusement pour renforcer ma motivation (ou augmenter ma distraction...), le nouvel album de Sunset Rubdown, Dragonslayer est en écoute intégrale (et gratuite) sur le site de NPR !
En vrac, pour bien commencer la journée, deux petites vidéos à regarder/écouter pendant le petit déj'.
On commence avec cette vidéo de Cass McCombs sur laquelle je n'ai rien à dire mais que j'aime beaucoup. Je me renseigne pour la prochaine fois.
Dans la rubrique pour l'instant je ne connais pas du tout, mais à première écoute j'aime beaucoup, il y a aussi ce There Are No Goodbyes de Sophia.
Et puis vous reprendrez bien un peu de Two Weeks, non ? Je crois que pour l'instant, c'est ma chanson de l'année. Ici, en live avec Feist (rien que ça), précédé par leur duo Service Bell de Dark Was The Night.
Maintenant si tout se passe bien, vous avez la mélodie en tête pour la journée. Merci qui ?
On devrait toujours se méfier des préjugés. Par exemple, le gros logo Universal sur le dernier album de Anna Ternheim, Leaving On A Mayday m'a presque fait hésiter. Pourtant, je connaissais déjà Anna, découverte via l'émission de Bernard Lenoir avec l'album Separation Road et grandement apprécié pour des perles telles que Girl Laying Down et Today Is A Good Day. Mais bon, mine de rien, autocollant Universal + célébrations multiples aux Grammys suédois, plus vente de millions d'albums, ça fait peur. Peur de se retrouver à écouter l'équivalent suédois de Zazie.
J'ai attendu deux semaines et puis je l'ai quand même acheté. Première écoute, premier morceau, premier coup de foudre. Ouverture à la basse. Depuis que j'ai entendu Unknown Pleasures, je suis amoureux des morceaux qui débutent à la basse. Une envoléee de cordes, une rythmique tribale. Et la voix d'Anna qui vient se poser sur le tout. Premier constat : la production (signée Björn Yttling, plus connu en compagnie de ses acolytes Peter et John) est parfaite. Contrairement à cette bonne vieille chanson française où l'instrumentation est trop souvent sacrifiée au profit de la voix et des paroles (...), ici chaque pièce du puzzle s'assemble à merveille et le total vaut infiniment plus que la somme des parties.
Heureusement pour ne rien gâcher, la voix d'Anna est pafaite. On pense beaucoup sur ce morceau au premier album de sa compatriote Lykke Li, très bonne surprise de l'année dernière.
C'est con les préjugés quand même, démonstration en trois actes, avec la version album de ce magnifique What Have I Done, suivie d'une version acoustique et d'une version live, histoire de montrer que Miss Ternheim s'en sort très bien de toutes les situations. Même si j'ai quand même une petite préférence pour la version album (chapeau Mr. Yttling).
Ragged Glory ou l'album du comeback ultime ? Après des années 80 que l'on qualifiera gentiment de "traversée du désert" (albums plus ou moins honteux, passage raté chez Geffen) et un léger renouveau amorcé avec Freedom et son Rockin' In A Free World (complètement jouissif jeudi soir soit dit en passant), Neil démarre les années 90 sur les chapeaux de roue et montre la voie au mouvement grunge à venir.
Retour de Crazy Horse, son groupe fétiche, retour au son presque hard-rock deZuma et Rust Never Sleeps. Retour au gros riffs et aux jams de 10 minutes. Retour aux sources bénéfique, annonciateur d'un nouveau départ dans la carrière du Loner.
L'album semble d'ailleurs avoir une place privilégiée pour Neil actuellement, un certain nombre de morceaux ayant été joués live lors de la tournée en cours. Jeudi soir, c'est Love And Only Love qui a ouvert le bal. Puis il y a eu ce Mother Earth à l'orgue, plus inhabituel. Et puis Mansion On The Hill, tout simplement superbe.
Bruce "The Boss" Springsteen, autre rocker américain culte s'il en est, a lui aussi enregistré son Mansion On The Hill, dans un registre totalement différent. Et comme The National, autre groupe américain culte s'il en est, en joue parfois une très belle version en live (immortalisée entre autre sur The Virginia EP), ça nous donne un joli trio de maisons sur la colline à écouter dans le player ci-dessus.
Je paye 60 euros, plus le train. Je prends un jour de congé non rémunéré pour pouvoir profiter de mon week-end. Je n'aurais qu'une oreille et j'écouterais le concert avec des boules Quiès. En plus tu l'as joué deux fois en Espagne ce week-end. Alors s'il te plaît Neil, même si on n'est pas vraiment dimanche, même si de toute façon tu n'en fais toujours qu'à ta guise, si tu pouvais jouer Cortez The Killer demain, ça me ferait quand même vachement plaisir.
Si tu le fais, je tue définitivement mon compte en banque et j'achètes les archives. Non, en fait ça ne compte pas, tu sais que je n'ai aucune volonté et que je les achèterai quand même. On se voit demain, vieux con.
En bonus track, la version de Built To Spill sur l'album Live, tout aussi divine.
Update : Pour ceux qui voudraient juste les morceaux, le volume 1 des Archives est disponible sur Spotify à l'adresse suivante. Pas sur cependant que ça ait autant d'intérêt sous ce format...
Il n'y a pas eu de SNY dimanche. Mais s'il y en avait eu un, il aurait sans doute été plutôt sombre.
J'ai chopé une merde à l'oreille (otite moyenne à cause du vol en avion de la semaine dernière dixit l'ORL). Résultat je suis sourd d'une oreille et ça me fait un mal de chien. Evidemment ce week-end, j'avais prévu d'aller faire un tour du côté de Clermont-Ferrand pour le festival Europavox. Résultat : j'ai du annuler la moitié des concerts que je devais voir ce concert et n'ai pu que moyennement apprécier ce que j'ai vu. J'ai finalement du renoncer à Loney Dear, l'artiste que je voulais le plus voir ce week-end.
Et puis j'ai reçu mes CDs. Plutôt bonne nouvelle à priori. Je vais pouvoir me remonter le moral en écoutant le nouveau Phoenix. Sauf qu'écouter de la musique me fait super mal à l'oreille. Alors forcément, sans musique, je déprime un peu.
Neil Young en 1974-75 devait être autrement plus déprimé. En témoignent deux albums extraordinaires Tonight's The Night et On The Beach (enregistré dans cet ordre, mais paru dans l'autre). Il faut s'appeler Neil Young pour appeler On The Beach son album le plus noir. Absence de refrains, de classiques instantanés, quasiment aucun morceau dans les différents best-ofs mais deux albums considérés assez régulièrement comme les plus aboutis du Loner. A éviter d'écouter quand ça vraiment mal, exemple avec ce Révolution Blues crépusculaire. D'un autre côté, ça permet de relativiser ;-)
Heureusement, dimanche soir, pour me remonter le moral (même d'une oreille), il y avait Toy Fight !